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Manchettes

L’association « Les Goûts et les Couleurs », en vue d’un éveil à la nourriture dans le monde, propose aux enfants (env. 5 à 8 ans) trois activités dominantes et articulées :  pâtisserie (préparation du goûter), lecture de contes et pratique d’arts plastiques.

Et ce, dans une perspective de plaisir et de partage.

Info : 06.14.40.69.08

 

Le Concept Maison Verte

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La Maison Verte, une création de Françoise Dolto

On définit la création de la Maison Verte (Paris, XVe) de Françoise Dolto en ces mots : « C'est avant tout un lieu de parole... et bien sûr un lieu d'écoute. On peut dire que c'est un endroit où la psychanalyse est présente. Ici les enfants s'expriment par leurs comportements, leurs attitudes, et pour les plus grands par la parole. Enfin, la Maison Verte peut-être définie comme un lieu où les actes de l'enfant ont un sens. »

Chaque Maison Verte, ici la Maison Bleue, est autonome. Organisées individuellement en association Loi 1901, elles sont en général financées par des fonds publics (DDASS, protection maternelle infantile, communes, régions...).

Psychanalyse et Maison Verte Médecin-psychanalyste, Françoise Dolto a permis la reconnaissance de l'enfant comme une personne à part entière. Ses compétences ont amené une meilleure connaissance de l'enfant, de son développement, de ses troubles psychiques comme somatiques. En cherchant à améliorer la vie des jeunes enfants et de la population en général, F. Dolto a créé une utilisation sociale de la psychanalyse. Par ses interventions à la radio, par la création de la Maison Verte, « elle a pu se sentir investie d'une mission, celle de prévenir, d'avertir la société et les parents des risques encourus par l'enfant si les lois du développement de l'être humain ne sont ni connues, ni soutenues par la loi, l'organisation sociale, les parents. » (Neyrand, 1995, p.51). Une nouvelle intervention de la psychanalyse, hors du champs de la cure, est donc née avec la création de la Maison Verte. Cette conception a permis à de nombreux professionnels de la petite enfance de se positionner différemment dans leur pratique professionnelle (psychologues, travailleurs sociaux, pédagogues).

L'idée d'un lieu d'accueil parents-enfants a émergé chez F. Dolto après trente ans de consultations auprès d'enfants. Elle a en effet remarqué que les enfants souffrant de symptômes sont amenés trop tardivement en consultation. D'après la psychanalyste, une prise en charge plus précoce aurait souvent évité des troubles graves. L'équipe de psychanalystes de F. Dolto postule alors qu'un lieu d'accueil parents-enfants permettrait d' « éviter, au cours des premiers mois de la vie, des souffrances inutiles venues des tensions, des angoisses inter relationnelles de l'enfant "infans" (c'est à dire qui ne parle pas encore) avec ses parents. » (Dolto, 1986, p. 507). La prévention est devenue ainsi l'une des grandes préoccupations de F. Dolto et c'est dans cet ordre d'idée qu'elle a voulu la création, à Paris, de la « Maison Verte ». Ce lieu original a été créé le 6 janvier 1979.

D’une Maison à l’autre, certaines règles varient : l’enfant doit respecter le coin des bébés, ne pas emporter les jouets à la maison, mettre un tablier pour jouer avec l’eau...

Principales caractéristiques de la Maison Verte (ici la Maison Bleue)

Les accueillants

Les familles sont accueillies par deux personnes dites « d'accueil » et par une personne « psychanalyste ». F. Dolto qualifie cette dernière de « discrète ». Son rôle social n'est pas celui de psychanalyste. Il s'agit pour elle d'être une sorte d'« éponge à angoisse » qui possède des compétences pour dédramatiser des situations tendues entre parents et enfants. L'accueillant doit pouvoir supporter l'évocation d'histoires et de souvenirs douloureux ou émouvants sans y mêler ses affects et sa propre problématique. Il doit également être en mesure de « parler » à l'enfant ce qu'il entend ou ce à quoi il assiste. Gérard Neyrand, dans son livre sur la Maison Verte, note que les accueillants sont là à disposition, dans une attitude discrète mais compréhensive. Ils n'interviennent que lorsqu'ils sont sollicités ou que la situation l'exige (1995, p. 19).


Principes de base

L'anonymat

L'anonymat est respecté. Seul le prénom de l'enfant est demandé ainsi que le lien de parenté qui unit l'enfant à l'adulte qui l'accompagne. Ainsi, les parents n'ont pas à assumer une position sociale. Cette absence de renseignements empêche également qu'un enfant puisse être "fiché" administrativement. (Dolto, 1985, p. 529).


La présence de l'adulte tutélaire obligatoire

Le parent ne peut pas s'absenter du lieu d'accueil en y laissant l'enfant seul. Cela permet à l'enfant de se sentir en confiance et d'apprendre progressivement, à son rythme, à se séparer de sa mère et à se socialiser. « Grâce à cette règle qui oblige la co-présence des deux partenaires concernés, peut se préparer une séparation dont les premiers effets peuvent être repérés, reconnus et enfin ...parlés. » (Schauder, 1991).


Le respect des règles sociales et des interdits

Que les enfants aient une éducation stricte, ou au contraire permissive, la Maison Verte leur permet d'intégrer les interdits dus à la vie en société. « Le discours adressé à l'enfant] est relatif non seulement à ce qui est permis et défendu, au pourquoi de ces interdits, mais aussi et surtout pour qui. Ainsi découvrent-ils que tous, petits et grands, ont à se plier à certaines règles propres à ce lieu et édictées pour que tous puissent y vivre. » (Schauder, 1991).
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